Personnels de l'université de Lille en lutte

Pour informer sur la lutte contre la réforme des retraites, et la défense de l'Etat social

Outils pour utilisateurs

Outils du site


start

Pourquoi refuser l’EPE en janvier 2022 ?

  • Les Facultés puis Universités lilloises souffrent d’un déficit endémique de financements et de postes d’enseignants-chercheurs et chercheurs depuis… 1918. A cette date, il fut en effet décidé d’éloigner les potentiels de recherche et d’industries sensibles de la frontière du nord (l’université de Lille avait été la seule à vivre l’occupation allemande). Depuis, les augmentations de postes se sont toujours faites en France au prorata des postes existants, laissant ainsi stable le faible pourcentage lillois. Les essais de compensation par installation de grands équipements (Soleil, etc.) ont échoué.
  • L’I-SITE est donc un apport pour notre Université, surtout dans un contexte où les Universités sont, hélas, classées en deux catégories, les « excellentes » et les autres. Sa création impliquait l’extension de son périmètre. Ne pas vouloir perdre le label et les avantages qu’il apporte est un choix réfléchi. Il n’implique nullement que l’université se lance dans la création d’un EPE. Les paragraphes 1 et 2 du document (ci-dessous) en montrent tous les dangers quant à la perte de sa personnalité morale et juridique, à celle des franchises universitaires, à la dérogation au code de l’éducation, etc.
  • Faire cet EPE-là, c’est se montrer complices et acter la désintégration de la recherche et de l’enseignement universitaires auxquels se livrent les gouvernements successifs depuis Sarkozy. Comme l’indiquent les motions des Facultés du domaine santé, d’autres voies doivent être explorées pour “trouver la voie institutionnelle qui assurera la pérennisation [du] label “I-site”. Les exemples de statuts, de conventions, d’associations etc. pratiquées par les Écoles et rappelées dans le document joint en sont des exemples.
  • Le système universitaire français trouve sa faiblesse dans sa dualité : celle de la coexistence d’universités et d’Écoles. Quand elles font de la recherche, celles-ci dépendent souvent des laboratoires des universités et grands organismes. Vouloir réunifier le système n’est pas une mauvaise idée. Ceci peut demander temps, volonté politique et ne se fera pas sans douleur. Mais la solution d’intégration proposée par l’équipe de direction est à rejeter totalement en ce qu’elle préserve l’indépendance des Écoles, leur système sélectif, leurs droits d’inscription tout en assujettissant l’université. C’est un système à deux vitesses, tant en recherche qu’en enseignement : c’est la destruction de la recherche publique indépendante, c’est la pérennisation des filières sélectives dans les Écoles et non sélectives dans l’université qui sont ici effectuées.
  • De plus, c’est à un jeu de dupes auquel on nous convie : même en adoptant cet EPE-là, Centrale continuera de vouloir être le pôle ingénierie de la région et, surtout, le gouvernement ne « s’engage » financièrement que pour un temps, celui de la prochaine évaluation, qui conduira à de nouveaux renoncements.

En conclusion, nous aimerions que notre direction d’université, dont l’excellence n’a pas été prouvée par la manière dont elle a mené la fusion (voir les rapports d’évaluations de l’inspection des Universités et de la Cour des comptes, voir aussi la souffrance des personnels), ne conduise pas à la hussarde une telle réforme, en se reposant sur des administratifs et un cabinet-conseil.

Ce cabinet, espagnol, est sollicité par beaucoup d’Universités françaises concernées, ce qui ne garantit pas l’originalité de ses propositions. Nous proposons remplacer ses préconisations stéréotypées par une réflexion politique menée par les acteurs que nous sommes.

Nous refusons donc le projet tel qu’il est proposé, estimons que la direction devrait faire preuve d’*un minimum de clairvoyance, se persuade que l’on est plus respecté par les pouvoirs en inventant et argumentant, plutôt qu’en voulant se montrer bon élève et se gargarisant formules creuses à la mode. Bref, nous voudrions que l’équipe de direction se comporte en stratège dans le but de préserver l’Université et étendre son indépendance par rapport au pouvoir politique, C’est toujours ce qu’avaient réussi à faire nos devanciers, depuis la fondation de l’Université au XIVe siècle, dans les pires tempêtes et les changements de régimes.

Pour plus de détails sur les analyses proposées ici voir l’annexe 1 , 2, 3 et les documents du wiki.


L'EPE contre l'Université

COMPTE TWITTER : @epexit_ Lien direct vers le compte

Analyses et Actions du collectif

Mais qu'est ce donc que cet établissement public expérimental ?

Dans les médias

La situation Lyonnaise

Le retour de l'ENSAIT

La marche arrière de Centrale et Science PO

Les motions des facultés/UFR

Réforme des Retraites

ASCII������IICSA���IILe premier objectif de cette lutte est l'abandon du projet d'anti-réforme des retraites. Notre lutte s'étend à la défense et au renforcement de la démocratie sociale qui au cœur de la Constitution : sécurité sociale, services publics, démocratie. C'est pourquoi nous nous mobilisons aussi contre le Projet de Programmation Pluriannuel de la Recherche.

Le retour sur l'année 2020 est là

10 ans après, toujours d'actualité : la mobilisation historique de 2009

start.txt · Dernière modification: 2021/03/03 12:19 par ere